La création d’une entreprise est une étape déterminante qui engage le dirigeant sur les plans juridique, fiscal et financier. Pourtant, de nombreuses erreurs sont encore commises dès les premiers mois d’activité, souvent par manque d’information ou par volonté d’aller trop vite.
Certaines décisions prises au démarrage peuvent avoir des conséquences durables sur la fiscalité, la trésorerie ou la capacité de développement de l’entreprise.
Cet article présente les principales erreurs fiscales à éviter lors de la création d’une entreprise, afin de sécuriser son projet dès le départ et d’éviter des choix difficiles à corriger par la suite.
1. Choisir un statut juridique sans analyser les conséquences fiscales
Or, chaque forme juridique entraîne des conséquences fiscales différentes, notamment en matière :
- d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés;
- de taxation des bénéfices;
- de rémunération du dirigeant;
- de traitement des dividendes.
Un statut inadapté peut rapidement générer une fiscalité excessive ou limiter les possibilités d’évolution de l’entreprise.
2. Négliger le choix entre IR et IS
De nombreux créateurs ignorent que le régime fiscal dépend directement de la forme juridique choisie. Dans certains cas, des options fiscales sont possibles, mais elles restent strictement encadrées.
Une mauvaise anticipation du régime d’imposition peut entraîner une imposition élevée dès la première année ou une remontée intégrale du bénéfice dans l’imposition personnelle du dirigeant.
Cela peut également limiter la capacité de l’entreprise à conserver de la trésorerie pour financer son développement.
Le choix entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés doit donc être analysé en fonction du niveau de bénéfice, des besoins financiers et de la stratégie globale du dirigeant.
3. Oublier la TVA dès le démarrage
Certains entrepreneurs choisissent la franchise en base de TVA sans mesurer les conséquences :
- impossibilité de récupérer la TVA sur les achats;
- impact sur la rentabilité;
- risque de dépassement de seuil en cours d’année.
Un mauvais choix de régime de TVA peut provoquer des rattrapages fiscaux importants et fragiliser la trésorerie.
4. Confondre chiffre d’affaires et revenu réel
Une erreur très fréquente consiste à assimiler le chiffre d’affaires au revenu réel du dirigeant.
En réalité, le chiffre d’affaires doit couvrir les charges de fonctionnement, les cotisations sociales, les impôts et les investissements futurs.
Sans cette vision globale, l’entreprise peut rapidement se retrouver en difficulté de trésorerie, même avec une activité en apparence rentable.
5. Se rémunérer sans stratégie claire
De nombreux dirigeants se versent une rémunération sans véritable réflexion, parfois de manière irrégulière ou non adaptée à la structure juridique.
Une mauvaise stratégie de rémunération peut entraîner :
- un coût social excessif;
- une fiscalité mal optimisée;
- une protection sociale insuffisante.
La rémunération du dirigeant doit être pensée en cohérence avec le statut juridique, le régime fiscal et la capacité financière de l’entreprise.
6. Reporter trop longtemps l’accompagnement comptable
Certains entrepreneurs attendent plusieurs mois avant de se faire accompagner par un expert-comptable, pensant pouvoir gérer seuls les premières obligations.
Pourtant, les décisions prises au démarrage sont souvent les plus structurantes et peuvent avoir des conséquences durables.
Un accompagnement dès la création permet d’éviter de nombreuses erreurs et de sécuriser les choix fiscaux et comptables.
À retenir
Les erreurs fiscales commises lors de la création d’entreprise ne sont pas toujours visibles immédiatement, mais leurs effets apparaissent souvent dès la première clôture comptable.
Anticiper les choix fiscaux et se faire accompagner dès le départ permet de poser des bases solides et d’assurer le bon développement de l’activité.
Un expert-comptable accompagne le créateur pour sécuriser ses décisions et optimiser durablement la structure de son entreprise.
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La création d’une entreprise est une étape déterminante qui engage le dirigeant sur les plans juridique, fiscal et financier. Pourtant, de nombreuses erreurs sont encore commises dès les premiers mois d’activité, souvent par manque d’information ou par volonté d’aller trop vite.
Certaines décisions prises au démarrage peuvent avoir des conséquences durables sur la fiscalité, la trésorerie ou la capacité de développement de l’entreprise.
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- d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés;
- de taxation des bénéfices;
- de rémunération du dirigeant;
- de traitement des dividendes.
Un statut inadapté peut rapidement générer une fiscalité excessive ou limiter les possibilités d’évolution de l’entreprise.
2. Négliger le choix entre IR et IS
De nombreux créateurs ignorent que le régime fiscal dépend directement de la forme juridique choisie. Dans certains cas, des options fiscales sont possibles, mais elles restent strictement encadrées.
Une mauvaise anticipation du régime d’imposition peut entraîner une imposition élevée dès la première année ou une remontée intégrale du bénéfice dans l’imposition personnelle du dirigeant.
Cela peut également limiter la capacité de l’entreprise à conserver de la trésorerie pour financer son développement.
Le choix entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés doit donc être analysé en fonction du niveau de bénéfice, des besoins financiers et de la stratégie globale du dirigeant.
3. Oublier la TVA dès le démarrage
Certains entrepreneurs choisissent la franchise en base de TVA sans mesurer les conséquences :
- impossibilité de récupérer la TVA sur les achats;
- impact sur la rentabilité;
- risque de dépassement de seuil en cours d’année.
Un mauvais choix de régime de TVA peut provoquer des rattrapages fiscaux importants et fragiliser la trésorerie.
4. Confondre chiffre d’affaires et revenu réel
Une erreur très fréquente consiste à assimiler le chiffre d’affaires au revenu réel du dirigeant.
En réalité, le chiffre d’affaires doit couvrir les charges de fonctionnement, les cotisations sociales, les impôts et les investissements futurs.
Sans cette vision globale, l’entreprise peut rapidement se retrouver en difficulté de trésorerie, même avec une activité en apparence rentable.
5. Se rémunérer sans stratégie claire
De nombreux dirigeants se versent une rémunération sans véritable réflexion, parfois de manière irrégulière ou non adaptée à la structure juridique.
Une mauvaise stratégie de rémunération peut entraîner :
- un coût social excessif;
- une fiscalité mal optimisée;
- une protection sociale insuffisante.
La rémunération du dirigeant doit être pensée en cohérence avec le statut juridique, le régime fiscal et la capacité financière de l’entreprise.
6. Reporter trop longtemps l’accompagnement comptable
Certains entrepreneurs attendent plusieurs mois avant de se faire accompagner par un expert-comptable, pensant pouvoir gérer seuls les premières obligations.
Pourtant, les décisions prises au démarrage sont souvent les plus structurantes et peuvent avoir des conséquences durables.
Un accompagnement dès la création permet d’éviter de nombreuses erreurs et de sécuriser les choix fiscaux et comptables.
À retenir
Les erreurs fiscales commises lors de la création d’entreprise ne sont pas toujours visibles immédiatement, mais leurs effets apparaissent souvent dès la première clôture comptable.
Anticiper les choix fiscaux et se faire accompagner dès le départ permet de poser des bases solides et d’assurer le bon développement de l’activité.
Un expert-comptable accompagne le créateur pour sécuriser ses décisions et optimiser durablement la structure de son entreprise.

